L'herboriste derrière l'élevage.
Neuf ans d'élevage, une seule race, et une discipline empruntée directement à l'officine.
Avant les chiens, il y avait les plantes.
Pendant onze ans, Léonie Cardinal a tenu une herboristerie rue Saint-Paul, dans le Vieux-Montréal — teintures mères, mélanges sur mesure, étiquettes manuscrites, un carnet de lot pour chaque préparation. La rigueur n'y était pas une option : une dose mal consignée n'est pas rattrapable.
C'est cette même discipline qui s'applique aujourd'hui à l'élevage. Chaque chiot a un dossier, comme chaque teinture avait le sien : date, poids, observations, réactions. Rien ne se transmet de mémoire, tout se relit.
L'herboristerie a fermé ses portes il y a quatre ans — le loyer du Vieux-Montréal ne pardonne pas — mais l'esprit du comptoir a simplement changé d'objet.
La chienne qui a tout déclenché.
Mélisse est arrivée à la boutique par accident — littéralement. Une cliente l'avait attachée dehors le temps d'un achat ; elle n'est jamais revenue la chercher. Trois semaines plus tard, Mélisse dormait derrière le comptoir, au milieu des bocaux.
C'est en apprenant à connaître le tempérament du terrier irlandais — vif, attaché, capable de saluer un client en bondissant plus haut que le comptoir — que l'idée d'élever est née. Ce n'était pas prévu ; ça s'est imposé, comme une infusion qu'on laisse finalement infuser plus longtemps que prévu.
Mélisse est aujourd'hui retraitée de la reproduction. Elle vit toujours à la maison et supervise, à sa manière, chaque nouvelle portée — couchée non loin, une oreille à moitié levée.
Pourquoi une seule race, à la fois.
Bien connaître une race vaut mieux que d'en survoler plusieurs. Nous ne produisons ni croisements ni portées « à la demande » d'une race différente.
À savoir sur le terrier irlandais à poil doux : environ 16 à 18 kg à l'âge adulte, 45 à 48 cm au garrot, espérance de vie de 12 à 15 ans — plus longue que bien des races de taille moyenne. Les chiots naissent souvent plus foncés (ardoise ou roux) et le poil « s'éclaircit » vers sa teinte blé définitive entre un et deux ans.
Autre trait bien connu des propriétaires : le « Wheaten greeting » — un accueil sur deux pattes, énergique, offert à peu près à tout le monde. Charmant à prévoir, moins pratique en manteau de laine.
Le protocole complet de dépistage et de socialisation propre à cette race est détaillé sur la page Notre méthode.
Envie de rencontrer Mélisse — et peut-être sa descendance ?
Les visites se font sur rendez-vous, à Vieux-Montréal. Aucun engagement n'est requis pour venir voir.